La durabilité économique
: ne prélever que la croissance naturelle   
La durabilité écologique
: conserver un bon niveau de diversité   
La durabilité
sociale : Assurer un développement social
 
La durabilité économique
: ne prélever que la croissance naturelle
La forêt produit de 1 à
2 m3 de bois commercialisable par hectare et
par an en forêt tropicale naturelle contre 10
m3 à 20 m3/ha/an en plantation industrielle
mono-spécifique (par exemple plantation d'eucalyptus,
de pins, etc.).
L'objectif d'une gestion durable est donc de garantir un
approvisionnement constant en étalant les prélèvements
dans l'espace et dans le temps. Une forêt tropicale
naturelle de 5 000 ha
pourra donc produire entre 5 et
10 000 m3 de bois par an de manière continue,
selon sa composition. La quantité de bois à
prélever chaque année et sa localisation sont
déterminées par un plan de gestion basé
sur un inventaire forestier.Pour
cela, un plan de
gestion forestier est indispensable
L'importance
de la législation pour la gestion durable
Il
faut savoir que sans régulation publique, il n'y
a pas d'intérêt économique à
gérer la forêt de manière durable, si
le taux de croissance naturelle est inférieur au
taux de profit moyen. En d'autres termes, le libre jeu du
marché et de la concurrence aboutit généralement
à la destruction ou la surexploitation de la forêt
naturelle.
L'intervention des pouvoirs publics
est indispensable à la préservation des forêts,
dans l'intérêt des générations
futures.
En savoir plus : Télécharger le
document "prix du bois" (fichier Pdf 9Ko)   
D'où l'importance des forêts publiques, des
codes forestiers et des diverses mesures incitatrices visant
la conservation des forêts privées naturelles
: zonages, taxe à la déforestation, subventions
à la plantation, régime fiscaux très
favorables.
Dans les pays industrialisés,
89 % des forêts sont gérées avec des
plans de gestion, mais seulement 6 % dans les pays en voie
de développement. (Source
FAO).

La
durabilité écologique : conserver un bon
niveau de diversité
Dans des plantations avec une seule
espèce d'arbre (ex plantations d'eucalyptus) il y
a un grand risque de perte de la biodiversité.
Afin que les forêts tropicales continuent à
être un réservoir de biodiversité, il
est conseillé d'extraire du bois des forêts
secondaires productives, ou de plantations forestières
en zones déjà déboisées de longue
date.
Il est important de créer
des aires protégées afin de conserver des
forêts primaires intactes. La conservation
des écosystèmes forestiers naturels est la
fonction majeure des aires et des autres zones affectées
à la conservation des ressources naturelles. La conversion
de la forêt naturelle en plantation forestière
est donc à éviter, et n'est pas autorisée
pour la production de bois certifié.
Les plans de gestion prévoient de maintenir une partie
des surfaces en forêt non exploitées (de l'ordre
de 10 % au minimum en Amazonie brésilienne) afin
de préserver l'habitat d'espèces caractéristiques
des forêts anciennes et de garantir leur régénération.

La
durabilité sociale : assurer un développement
social
Il s'agit d'assurer
une répartition équitable des revenus issus
de l'exploitation des ressources forestières. Cela,
dans le but de garantir aux populations locales un niveau
de vie décent pour eux et leurs descendants, tout
en assurant la pérennité des ressources naturelles.
On ne peut parler de développement social que si
les quatre principes suivant sont respectés :
respect des droits des populations locales,
le respect du droit et de la sécurité des
travailleurs,
contribution au développement économique
local,
respects des lois nationales et paiement des taxes.
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