Ces
dernières années, avec l'implantation massive
de colons dans des périmètres de réforme
agraire partout en Amazonie, le gouvernement a concédé une
autorisation de déboisement jusqu'à 20 %
de la surface des terres des colons. Cela se passe sans
grande bureaucratie et peut être considéré comme
une victoire du mouvement social.
Le bois est la première source de capitalisation initiale et à court
terme. En 2000 et 2001, les surfaces avec une autorisation
de déboisement dans ces zones de colonisation étaient
de 11 000 km2 sur un total de 17 km2 des surfaces déboisées en
Amazonie, soit 60 % de
la surface. Le taux d'exploitation étant en moyenne d'environ
20 m3 par hectare, 22 millions de m3, soit 75 % de
la production totale amazonienne, sont ainsi légalement extraits
sans gestion durable. Ce bois est vendu très bon marché à de
nombreux intermédiaires.
D'où le double constat suivant :
- pour
exploiter, être propriétaire de terres n'est
pas nécessaire,
- et
il n'est pas obligatoire de réaliser de coûteux
plans de gestion.
Certains
grands propriétaires ont des plans de gestion autorisés
et peuvent ainsi exploiter légalement environ 3
millions de m3, soit 10 % de la production annuelle amazonienne.
Par contre, les Amigos da Terra Amazônia (http://www.amazonia.org.br/)
estiment que seulement la moitié de ces plans de
gestion sont respectés. |