Comment fonctionne l'exploitation forestière dévastatrice en Amazonie ?

Jusqu'à présent la plupart de l'exploitation forestière en Amazonie est effectuée dans les zones inondables, les " varzea ". Le bois est transporté par des " jangadas ", des bateaux qui tirent jusqu'à 6 000 m3 de grumes les unes attachées aux autres . Photo projet troncs dans l'eau

230 essences sont exploitées, dont 50 très fortement ou quasi exhaustivement car elles sont utilisées dans la fabrication de meubles ou contreplaqués.

En terre ferme, l'exploitation forestière se limite normalement à 25 m3 par hectare, soit 5 à 8 arbres, et dans des zones de varzea se sont 9 à 12 m3 par hectare, soit 7 à 10 arbres avec un diamètre moins important que les arbres de la terre ferme. Cette différence s'explique par l'utilisation des essences : celles extraites des zones de varzea sont destinées à la fabrication de contreplaqués.
Par contre, dans cette exploitation on ne travaille pas avec des techniques à faible impact.
Un arbre abattu, en casse des vingtaines d'autres car les arbres sont liés entre eux par des lianes. Quand les machines entrent dans la forêt pour retirer les grumes, elles endommagent au passage d'autres arbres. On estime à 230 à 280 m3 la biomasse forestière endommagée par cette exploitation, alors que seuls 10 % de cette biomasse arrivent à la scierie.
Cette aberration peut être limitée par un plan de gestion de la forêt et par l'usage de techniques d'exploitation à faible impact. [lien avec FFT]